Cuisine

Dans une étude rendue publique le 19 octobre 2010, des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord ont isolé un gène responsable de la plus ou moins grande sensibilité à l’alcool.
De précédentes études avaient montré que les individus ne tenant pas l’alcool avaient moins de risques d’y devenir dépendants. Elles n’avaient cependant pas identifié le mécanisme responsable de cette plus ou moins grande sensibilité à l’alcool. C’est désormais chose faite.
Des chercheurs menés par le professeur de génétique Kirk Wilhelmsen, ont découvert une variante du gène CYP2E1, présente chez 10 à 20% de la population, qui protègerait contre la dépendance à l’alcool. Cette variante code en effet une enzyme qui dégrade l’alcool, émettant ainsi des radicaux libres néfastes pour les cellules cérébrales. D’où une sensation d’ivresse rapide.
Agir sur ce gène pourrait rendre les individus plus sensibles à l’alcool et donc moins à même de développer des comportements alcooliques. Néanmoins, Kirk Wilhelmsen rappelle que l’alcoolisme est une maladie complexe et que de nombreuses raisons poussent les gens à boire. Les effets de cette variation génétique pourraient être l’une d’entre elles, mais elle n’est évidemment pas la seule.
Etude d’origine sur Wiley Online Library.
Claire Ory
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Découverte d’un gène protecteur contre l’alcoolisme
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